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Arnaque au code QR : comment la repérer et protéger votre entreprise

Un code QR ne vous dit pas où il vous mène. C'est tout l'intérêt — et tout le problème. Avec un lien, on peut au moins lire l'adresse avant de cliquer. Avec un QR, on pointe le téléphone et on fait confiance.

Les escrocs l'ont très bien compris. D'après les chiffres de Microsoft, les attaques par code QR qu'il détecte sont passées de 7,6 millions en janvier à 18,7 millions en mars 2026. Et le rapport Barracuda de cette année sur les e-mails malveillants indique que 70 % des PDF malveillants analysés cachaient un QR menant à une fausse page.

Pourquoi maintenant, et quel rapport avec l'IA

Il y a quelques années, monter une fausse page de connexion ressemblant à celle de la banque ou de Microsoft 365 demandait du temps et du savoir-faire. Aujourd'hui, avec l'IA, cela prend quelques minutes, et l'e-mail qui l'accompagne arrive dans une langue impeccable, sans la moindre faute pour le trahir.

Le QR ajoute deux avantages pour l'escroc. D'abord, c'est une image, et beaucoup de filtres de messagerie ne la lisent pas comme un lien. Ensuite, vous le scannez avec votre téléphone — hors de l'ordinateur de l'entreprise et des protections qui y sont installées.

Les deux portes d'entrée

1. Le QR qui vous arrive. Un e-mail ou un PDF disant « scannez pour voir la facture en attente », « renouvelez votre mot de passe avant ce soir », « votre colis est retenu » ou « vous avez une notification officielle ». Il peut aussi arriver sur papier, par courrier ou collé sur la porte.

2. Le QR que vous affichez vous-même. La carte du restaurant, le paiement au comptoir, le « laissez-nous un avis » en vitrine. Quelqu'un colle son propre QR par-dessus, et vos clients atterrissent sur un faux site. Vous n'avez rien fait de mal, mais l'arnaque porte votre nom.

Un exemple : le café aux tables à QR

Prenons un café dont la carte est sur un QR à chaque table. Un lundi, trois clients se plaignent : en scannant le code, une fenêtre leur a demandé de « confirmer » quelque chose, et ils ont maintenant un abonnement payant qu'ils n'avaient pas demandé. Ils inspectent les tables et en trouvent quatre avec un autocollant posé sur le QR d'origine. Quelqu'un l'avait fait pendant le week-end.

Ils n'ont pas perdu d'argent, mais de la confiance : un mauvais avis et des clients qui ne scannent plus rien. Désormais les QR sont intégrés dans le support plastifié, l'adresse est écrite en dessous, et celui qui ouvre le local les vérifie chaque matin.

Signaux d'alerte

Les vérifications de 30 secondes

Si les QR sont les vôtres

Et dites-le à l'équipe en une phrase simple : un QR dans un e-mail est, à lui seul, un signal d'alerte.

Que faire si c'est déjà arrivé

La séquence complète pour un paiement déjà parti est dans l'article sur les premières 24 heures.

Cet article est une information générale, pas un conseil juridique ou de sécurité pour un cas précis.

À propos de cet article

iaetica.cat est un espace d'écriture ouverte : ce que j'apprends sur l'intelligence artificielle, son éthique et son droit.

— Laura Graells